FEVRE  CHARLES

NERY

Le   hameau   de   VAUCELLES

Le   petit   village   de   VERRINES 

 

Département   de   l'OISE

  Plan du site

  Église Saint Martin

  Petite histoire de quelques lieux

  Page lexique

Au cours des siècles, ces villages portèrent les noms suivants :
NERY VAUCELLES VERRINES

ð Nerie en 1165. 

ð Nereu

ð Neriacum en 1186.

ð Neri

ð Vocellarae en 1165.

ð Vocellae en 1180.

ð Vauxelles-sous-Béthisy

ð Vauxcelles

ð Vaucelle

ð Veterinae 

ð Verrinae

ð Victrinae en 1380.

ð Vérignes

ð Verines

Hameau de Huleux Le rendez-vous de chasse de François I Néry - La grande rue Hameau de Vaucelles - La rue principale

Les cartes postales proposées datent du début du XX° siècle

NERY

HISTOIRE DU VILLAGE

Le territoire est situé entre Saintines au nord, Béthisy Saint Pierre au nord-est, Béthisy Saint Martin à l'est, Rocquemont au sud-est, Trumilly au sud et Saint Vaast de Longmont, Raray et Rully sur les frontières ouest. Le terroir s'étend, au sud, jusqu'au Cornon et, au nord, il descend, par le vallon de Vaucelles, jusqu'à la rivière d'Automne. Le village s'est installé au départ de ce vallon. Les maisons se répartissaient autour de deux rues parallèles reliées par une ruelle transverse. Ces voies sont sales et mal entretenues.

Par ordonnance du 27 septembre 1827, le village de Verrines fut, administrativement, rattaché à Néry, qui compte, ainsi, deux hameaux (ou sections) avec Vaucelles.

A l'origine, Néry était une dépendance du territoire de Longmont, lequel faisait partie du domaine primitif de Verberie. 

Vers 1027, le comte Raoul II (? - 1030) partagea ses biens entre ses deux fils. A l'aîné, futur Raoul III le Grand (? - 1074), il attribua la seigneurie de Crépy, le château et ses dépendances, et au cadet, Thibaud (? - vers 1080) la seigneurie de Nanteuil et le donjon de Crépy. Ainsi, la terre de Néry devint possession des seigneurs de Nanteuil, et cela, jusqu'au XVème siècle. Ces seigneurs démembrèrent à outrance ce territoire (Carlier avance le nombre de 40 fiefs à la fin du XIIème siècle). A l'inverse, l'action de Thibaud III de Nanteuil et de Guy II de Nanteuil fut de reconstituer le morcellement du domaine. Après lui, la terre reviendra aux Fusilier de Crépy. En 1444, Jean le Fusilier, chantre à la collégiale Saint Thomas et président de la Chambre des Comptes du duc Charles d'Orléans - Valois (1391 - 1466), se qualifie de seigneur de Néry, Feux et Cornon. L'une de ses héritières, Marie, épousa Engilbert Clausse et la terre de Néry passa dans cette famille qui possédait déjà le château de la Douye. En 1545, le fief devint possession de la maison de Brachet. En date du 6 février 1644, Nicolas de Lancy, trésorier général de Gaston d'Orléans (1608 - 1660) et conseiller de Louis XIII, l'acquit. Son fils, Henry de Lancy, regroupa les terres de Néry, Vaucelles, Feux, Verrines et Rocquemont, ce qui constitua un domaine considérable. Par lettres-patentes datées de janvier 1654, le fief, ainsi constitué, fut érigé en marquisat, sous le nom de Néry-Raray, dans la mouvance du duché de Valois. Puis, par apport dotal, le marquisat fut propriété de Jean-François Le Conte, marquis de Pierrecourt en Normandie, puis de Jean-François-Louis, leur fils aîné. En 1744, les deux terres de Raray et de Néry furent vendues au comte des Barres. Celle de Néry sut estimée 181.965 livres et 15 sols.    

A cette époque, le château fut démoli. Au XVIIIème siècle, existait, aussi, face à l'église, le château de Lésigny. Une description précise nous en est donnée dans l'Annuaire Statistique de 1843 :

"Il est en briques et en moellons contenus dans des encadrements de pierres d'appareil ; le mur d'enceinte porte deux tourelles encorbellées, l'une desquelles est pourvue d'un éperon à meutrières. Le bâtiment principal est élevé, à pignon, à deux corniches ou bandeaux transverses; les croisées étaient coupées par des meneaux. La porte de la cour est couronnée de machicoulis. Les murailles montrent l'empreinte de coups de feu."    

Au lieu dit 'La Croix rouge', des sarcophages furent mis à jour.

La ferme de Feu est un écart très proche de Néry, situé sur la chaussée Brunehaut. Elle est située au commencement du vallon de Vaucelles.

Huleux est un autre hameau d'une vingtaine de maisons disposé entre Néry et la garenne du mont Cornon. En 1275, Anselme le Bouteiller détacha ce fief du domaine de Néry et le vendit, avec d'autres terres, à Robert de Cressonsacq, évêque de Senlis. De nos jours, le château est une ferme. C'est une grande construction à pignons élevés, mansardes et pilastres. Tout ceci dans le goût de la Renaissance.  

VAUCELLES

HISTOIRE DU VILLAGE

Ce hameau, très ancien, se situe dans le vallon qui descend vers Béthisy Saint Pierre. L'origine du lieu serait, selon Carlier, une chapelle datant des premiers temps du christianisme. 

Au cours du XIIIème siècle, le fief appartenait à Renaud de Nanteuil, évêque de Beauvais. Vers 1271, ce prélat fit don du château à Eustache de Neuville, époux de sa nièce. A cette même époque, plusieurs chapelains desservaient l'église dédiée à Sainte Madeleine. L'évêque leur légua un muid de blé à prendre sur le moulin de Néry, une place devant la chapelle et dix livres parisis pour bâtir une maison. Le prélat recevait, annuellement, de ce canton, un revenu de 52 livres ainsi détaillé :

  • Seigneurie de Vaucelles : 19 livres.

  • Partie de la seigneurie de Saintines : 25 livres

  • Partie sur le moulin de Néry : 8 livres.

VERRINES

HISTOIRE DU PETIT VILLAGE

Cette ancienne commune est située à une demie lieue au sud de Néry. C'est un démembrement du domaine royal de Verberie qui appartint à la maison de Nanteuil. Le lieu fut vendu en 1339, par Jean de Verines, au chapitre de la cathédrale de Senlis. L'évêque avait un droit de gite qu'il remit, en 1206, aux habitants moyennant une redevance censuelle.

En 1582, le village fut fortifié pour le défendre durant les querelles de religion.

La chapelle dépendait de la cure de Trumilly, elle fut, par la suite érigée en paroisse sous l'invocation de Saint Rieul à la nomination  du chapitre de Senlis. Cet édifice de forme rectangulaire fut reconstruit en 1541. De dimension très modeste, l'édifice possède un choeur de trois travées se terminant par un chevet plat. Les deux dernières travées et le chevet sont percés de grandes fenêtres en cintre légèrement brisé. A ce choeur est accolée une modeste nef datant de 1757. Il n'y a pas de clocher. A remarquer, dans le choeur, plusieurs pierres tombales du XVIème siècle. 

NERY

DESCRIPTION DU VILLAGE

En l'année 1817

Village du département de l'Oise, arrondissement de Senlis, canton de Crépy, ci-devant province de l'Île de France, dans le Valois, et diocèse de Senlis.

Sa population est d'environ 500 habitans (sic), avec le hameau de Huleux , où il y a un château, celui de Vaucelle , et la ferme de Feu

Les principales productions de son terroir sont en grains; un ruisseau fait tourner deux moulins.

Ce village est à 2 lieues au N.O. de Crépy, et 1 lieue un quart au S.E. de Verberie; sa distance de Paris est de 14 lieues vers le N.E. par la chaussée Brunehaut, qui joint à Senlis, la route de Flandre.

Poste aux lettres de Verberie.     

En l'année 1843

Les propriétés communales comprennent un presbytère, une école et trois puits publics, à Néry, Huleux et Verrines.

La population est exclusivement agricole.

En cette année, le village compte 162 maisons et les revenus communaux sont de 586 francs.

VERRINES

DESCRIPTION DU PETIT VILLAGE

En l'année 1817

Petit village du département de l'Oise, arrondissement de Senlis, canton de Crépy, ci-devant province de l'Île de France, dans le Valois, et diocèse de Soissons.

Sa population n'est que d'environ 80 habitans (sic).

Toutes ses productions sont en grains. 

Ce village est à 2 lieues au N.O. de Crépy, et 1 et demie vers le S.E. de Verberie; sa distance de Paris est de 14 lieues vers le N.E., par Senlis et la route de Flandre.

Poste aux lettres de Verberie.    

Bibliographie

- Annuaire Statistique et Administratif du département de l'Oise et du diocèse de Beauvais publié par ordre de Monsieur le Préfet. Édition de janvier 1843. 

- Dictionnaire topographique des environs de Paris jusqu'à 20 lieues à la ronde de cette capitale de Charles Oudiette. Édition de 1817. 

- Histoire du Duché de Valois de Claude Carlier, prieur d'Andrésy près de Conflans Ste Honorine (Actuel département des Yvelines) et prévôt royal de la justice de la châtellenie de Verberie. Édition de 1764.

- Plaquette relative aux édifices religieux de la vallée de l'Automne.